Prémices

by Vincent


Cabine – Campagne écossaise (2004)

On dit parfois que les écrivains écrivent toujours le même livre, que les photographes prennent toujours la même photo. Je crains que ce ne soit vrai pour moi. J’ai lu quelque part que les premiers émois artistiques, ceux qui nous ont amené à pratiquer un art, ces prémices, restent profondément ancrés en nous, comme un fil conducteur dont on ne s’éloignera que rarement.

La photo ci-dessus en est l’illustration parfaite. Elle s’insèrerait aisément dans ma série photoblog. Pourtant elle date de plus de 5 ans, et a été prise avec un Konica Top’S. A cette époque je ne faisais pas “de la photo”. Je ne savais pas du tout ce que voulaient dire les 200 ISO de la pellicule de mon appareil, mais un premier déclic c’était produit. Pour la première fois j’avais l’envie de rendre les sensations visuelles qui m’entouraient. j’avais l’envie de faire des photos pour faire joli et pas forcément pour faire des souvenirs. Ma sensibilité n’a finalement pas changé jusqu’à aujourd’hui. Suite à ce voyage dans le Yorkshire et en Ecosse, j’ai emprunté le Canon FT QL de mon père, avec le 50mm et j’ai fait ma premières pellicule noir et blanc. Ma première pellicule de photos “pour rien”, sans souvenir particulier à immortaliser, juste des photos de Dijon et des alentours, à l’instinct. Quand je reprend les photos de cette première péloche (une ilford HP5+), il n’y en a pas dont j’ai honte aujourd’hui, je n’ai pas franchement évolué, je me suis amélioré, mais mon regard n’a pas vraiment changé.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous amené pour la première fois à la photo ? à la musique ? à ce que vous faites par passion ?