Fourre-tout photographique

Tag: portraits

Portrait soluble #8 – François






Au début du mois, à l’invitation de Lem du Club photo de Quetigny, j’ai proposé une démonstration de portrait au caffenol. C’était le baptême du feu d’un labo mobile longuement réfléchi et péniblement mis au point. Cette grosse boite à roulette me permet de développer le négatif à l’abri de la lumière tout en montrant le processus sur une tablette reliée à une caméra dans la boite. Je tire ensuite un positif par contact avec lequel l’heureux (?) élu peut repartir.
Bon, c’est un peu difficile à expliquer comme ça, mais dès que le confinement sera terminé je pourrai venir chez vous pour faire la démo et relancer la série des portraits solubles (en pause depuis plus de 5 ans).
En tout cas c’était un excellent moment de partage avec tous les membres présents.
Merci à Lem, au Club, et à François pour la pose.

Appareil sténopé 18×24 cm
Sténopé 0,52 mm
4 minute d’exposition
Papier Foma RC développé au caffenol

Seeing the world from inside a box

Du portrait allégorique et syncrétique à base de chambre russe, de sténopé et de café.
A priori il ne manque rien.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr 240 mm @ f/4.5 – 1 flash Elinchrom 600J
Papier Foma RC
Développement au Caffenol CM appliqué au pinceau

Clair obscur

Il y a des instants comme ça où l’on coche toutes les cases des choses que l’on aime : être avec des amis, faire de la musique, faire des images avec un vieil appareil.
Alors, quand en plus la lumière s’en mêle, que l’on parvient à saisir l’essence d’un instant sans le ruiner, que l’on règle (presque) correctement l’exposition, puis que l’on parvient à développer le film dans du café et que le résultat correspond à l’image que l’on avait en tête et hâte de découvrir, alors on tient un de ces rares moments où tout s’imbrique parfaitement.
Il ne reste ensuite qu’à le partager et espérer qu’un peu de la magie ressentie pourra se diffuser.

Yashica 12 – Ilford HP5+ @1600 iso
Développement au Caffenol CL

Silence

Déroulons la suite de la pellicule exhumée du frigo. L’avantage des reflex bi-objectif, c’est leur silence au déclenchement de part leur obturateur central et l’absence de miroir à relever. Dans l’ambiance studieuse de la salle de lecture de la bibliothèque patrimoniale, personne ne vous entend shooter.

Yashica 12 – Fuji Pro 400H

Panda

Puisque tout semble à peu près calé, l’émulsion, l’exposition, le révélateur, le développement, il est temps de passer aux choses sérieuses : les portraits. Cette semaine : Anaïs en mode panda.

Chambre FKD 13×18 cm
Leitmeyr Doppel Anastigmat Sytar 240mm, 3 secondes @ f/4,5
Ambrotype à la gélatine artisanale

Jumping sisters

Un peu de fun dans le nouveau studio. Nos excuses à la voisine du dessous…

Canon 6D + 28mm f/1.8

Flash Elinchrom 600J
Boîte à lumière 60cm + nid d’abeille
Pas de retouche

Portrait Soluble #7

Après une pause de quelques mois, voici la suite des Portraits Solubles : photos prises chez l’habitant, à la chambre photographique russe, sur papier négatif et développées au café (caffenol).
Merci à Patrick from Axolot.
Je vous conseille son site ainsi que sa chaîne youtube, dédiés aux savoirs étonnants.

Patrick
4 amis en commun
Avignon, juillet 2014

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) @f/4,5
1 flash Elinchrom 600J
Papier Ilford RC
Développement au Caffenol CM

Portrait Soluble #00

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) @f/4,5
1 flash Elinchrom 600J
Papier Ilford RC
Développement au Caffenol CM au pinceau

Le guitariste sans abri

C’était en 2007, je me promenais dans le centre ville avec mon Yashica 12 (un vieux reflex bi-objectif). Alors que je prenais en photo des enfants jouant sur la place de la libération, le guitariste sans abri, alors personnage récurrent des rues dijonnaises, apparu à côté de moi et me demanda – mi provocateur, mi imbibé – de le prendre en photo « avec mon vieux truc ». Décontenancé et fébrile, j’improvisais le cadrage et les réglages – la cellule de l’appareil étant depuis longtemps défectueuse –, je sentais qu’il n’aurait pas une patience sans limite pour me laisser trifouiller les diverses molettes. Après le clic et le tour de manivelle, l’homme me remercia en y ajoutant un signe de tête appuyé et partit comme il était venu.
J’ai attendu impatiemment le développement du film, espérant que je n’avais pas complètement foiré l’exposition et la mise au point (qui a déjà essayé de viser rapidement avec un 6×6 me comprendra). Au vu du résultat je pense que non. Ce portrait me tient particulièrement à cœur. Je crois avoir correctement restitué l’attitude de l’instant, et du personnage de manière générale, aidé par la contre-plongée de la visée ventrale.
Par la suite je l’ai recroisé plusieurs fois, son état n’avait pas l’air de s’améliorer. Je me disais à chaque fois que je devrais lui offrir un tirage de son portrait… mais je ne l’avais bien évidemment jamais sur moi. Cela fait maintenant plusieurs années que je ne l’ai pas revu. J’espère qu’il va bien.

(Yashica 12 – Fuji 160S)

Portrait Soluble #5

Jean-Philippe
25 amis en commun
Vielverge, août 2013

Chambre FKD 13×18 cm
Industar 37 (300 mm) @f/4,5
1 flash Elinchrom 600J + 1 flash Canon 430EX II
Papier Ilford RC
Développement au Caffenol CM